Editorial

L'ADAPEI92 est, comme toutes les associations du secteur du handicap, confrontée à des enjeux de réorganisation afin de faire face aux nouvelles exigences des politiques publiques et par conséquent des autorités de tarification. Notamment, ceux de la « société inclusive » d'une part, et de la raréfaction de l'argent public, d'autre part.
La société inclusive, dont l'anthropologue Charles GARDOUX en détaille les fondements dans la revue PRISME1, est une société qui doit pouvoir s'adapter aux différences, inversant ainsi les processus jusqu'alors en œuvre d'intégration qui lui, exige que la personne concernée s'adapte à la société qui l'accueille.
Mais attention, face à ce processus « inversé », les pouvoirs publics confrontés à l'heure des économies, pourraient être tentés d'utiliser la théorisation de la société inclusive comme levier de la désinstitutionalisation, simple déconstruction de l'existant, ce qui entrainerait, de facto, de substantielles économies.
C'est bien parce que l'UNAPEI pressent ce risque, qu'elle rappelle dans ses publications2 : « le concept de désinstitutionalisation a pu signifier dans certains pays ou dans l'esprit de certains, la fermeture de tous les établissements accueillant des personnes handicapées (....) dans son projet associatif 2013-2017, l'UNAPEI a souhaité franchir un nouveau pas en renforçant le pouvoir d'agir des personnes (...) les associations et les établissements sont alors amenés à penser leur organisation en fonction de ces souhaits affirmés pour aider le milieu ordinaire et les dispositifs de droit commun à accueillir et à accompagner les personnes handicapées. »
Prenant en compte cette orientation de l'Union, mais aussi la très proche mise en œuvre des CPOM3, l' Adapei 92, dans le cadre de sa mission fédérale, encourage les associations à se mettre autour de la table afin de préparer un projet commun dont le principal objet pourrait être de faire face aux enjeux de la société inclusive tout en se donnant les moyens de faciliter le parcours de l'usager et en mutualisant notamment des services et des compétences. La réflexion pourrait également porter sur la capacité de nos associations à offrir plus de perspectives d'évolution des carrières aux personnes qu'elles emploient.
L'action en faveur des personnes en situation de handicap doit être ambitieuse, les associations doivent pouvoir répondre à cette ambition.

Jean-Marie FAUCHER
Directeur général

 

PRISME : Promotion des initiatives Sociales en Milieus Educatifs – Asso-Réso

http://www.unapei.org/Pour-une-société-inclusive-un.html

Contrat Pluri annuel d'objectifs et de moyens. Circulaire du 25 juillet 2013 – Ministère des Affaires Sociales.

L’ADAPEI 92 donne la possibilité de se rassembler :

- pour défendre une politique adaptée
- pour défendre l’intérêt de la personne en situation de handicap
- pour faire évoluer les institutions et les structures en fonction des besoins de leurs enfants, parents ou amis

L’ADAPEI 92 apporte des possibilités :

- de travail au service des personnes en situation de handicap
- de rejoindre des équipes pluridisciplinaires
- d’accéder à un plan de formation et une possible évolution de carrière
- de promouvoir et défendre des valeurs éthiques fortes.

L’ADAPEI 92 vous permet :

- de répondre aux exigences de la RSE.
- d’être soutenues pour favoriser l’intégration de travailleurs handicapés.
- de développer des partenariats inédits pour répondre à des besoins récurrents ou structurels.
- d’engager des formations des collaborateurs.